Archives de Tag: Volte

Manifeste

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C’est à petit pas que l’on avance.

La Volte, la Volution, c’est un idéal. C’est une force vive, un feu à chérir, mais pas une fin en soi. La justesse se trouve dans l’écoute, dans l’échange et dans le pas à pas. « On n’est pas si mal… » ATTENTION !! Attention au mythe de la « souffrance » (cf le monologue de Capt qui estime que parce que l’on souffre moins qu’auparavant on devrait fermer nos gueules et laisser filer).

Mais c’est savoir agir, non pas sur pur stimulis, mais par conviction profonde – tout en étant pas assez con pour rester vrillé à 300% dessus. C’est accepter d’avoir tort – pour peu que l’on soit honnête en face. Sinon c’est se battre. C’est s’entraîner. C’est ne pas oublier. C’est chérir l’instant, c’est être très exigeant, être dur avec soi-même un temps, puis après se récompenser.

C’est ça.

Vivre.

Juste.

Etre un volté. C’est pas forcément être un zadiste de toutes les manifs, non. Ce serait extrêmement réducteur. C’est inventer ! Oser ! Secouer les normes ! Être humain. Défendre l’humain. Et toujours voir plus loin…

PS : et ne pas s’en vouloir le soir d’être trop fatigué pour sauver de lui-même le monde entier.

Rainbow at dawn

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Critique Aucun Souvenir Assez Solide – Alain Damasio

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Illustration de couverture : Stéphanie Apparicio.

Aucun souvenir assez solide… Hormis celui de la trace d’un maestro du langage, d’une plume engagée à en entailler ces sociétés d’avenir, tantôt plongées dans une privatisation dominante du lexique disponible, tantôt noyées sous un flot lumineux permanent, dans ce spectre de contrôle ininterrompu de l’individu avilissant et pervers à souhait.

 

Damasio nous emmène au cœur des plus vives subversions, de ces garants de l’humanité et de la vibration, maîtres artistes, scribouilleurs entre autres chats. On y strie le monde, assumant tour à tour la quête de l’humain (en suivant un père cherchant sa fille jusqu’aux enfers ou celle d’un homme traquant un semblant d’humanité dans un Paris dévasté), comme celles de l’art au cœur (comme la force d’écrire à l’exponentiel palpable du monde le Livre, ou encore de combattre ses démons inspirateurs sur toile de furtivité.)

Ce recueil n’est pas un cocktail de la Horde du Contrevent relevée à la Zone du Dehors. Ces 10 nouvelles témoignent d’une course ininterrompue contre le médiocre thé tiède, au gré de défis d’écriture que l’auteur s’impose comme contraintes. Ce n’est pas pour autant qu’Alain Damasio verse dans l’universitairement fourché, rassurez-vous.

Le complexe permet, bien au contraire, la réflexe.

Courez !

C’est à La Volte, et dans toutes les plus respectables librairies !