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Manifeste

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C’est à petit pas que l’on avance.

La Volte, la Volution, c’est un idéal. C’est une force vive, un feu à chérir, mais pas une fin en soi. La justesse se trouve dans l’écoute, dans l’échange et dans le pas à pas. « On n’est pas si mal… » ATTENTION !! Attention au mythe de la « souffrance » (cf le monologue de Capt qui estime que parce que l’on souffre moins qu’auparavant on devrait fermer nos gueules et laisser filer).

Mais c’est savoir agir, non pas sur pur stimulis, mais par conviction profonde – tout en étant pas assez con pour rester vrillé à 300% dessus. C’est accepter d’avoir tort – pour peu que l’on soit honnête en face. Sinon c’est se battre. C’est s’entraîner. C’est ne pas oublier. C’est chérir l’instant, c’est être très exigeant, être dur avec soi-même un temps, puis après se récompenser.

C’est ça.

Vivre.

Juste.

Etre un volté. C’est pas forcément être un zadiste de toutes les manifs, non. Ce serait extrêmement réducteur. C’est inventer ! Oser ! Secouer les normes ! Être humain. Défendre l’humain. Et toujours voir plus loin…

PS : et ne pas s’en vouloir le soir d’être trop fatigué pour sauver de lui-même le monde entier.

Rainbow at dawn

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The Name of the Wind

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Je me rends compte que je poste vraiment peu ici. Mais à chaque fois que j’en ressens l’envie, le besoin, c’est qu’il s’est passé quelque chose qui m’a touché tout au fond. Et c’est un régal de voir la palette de claques différentes que la littérature peut offrir. Et une fois de plus, résumer une oeuvre pareille s’avère un graoumrf d’exercice… Let’s try.

 

Cette fois-ci c’est l’histoire d’un homme mystérieux dénommé Kvothe qui m’amène ici. Beaucoup de gens parlent de lui. Vous en avez peut-être même déjà entendu des bribes… Il aurait brûlé des villes entières, serait immortel, ne saignerait jamais, tutoierait des dieux, aurait ravi les plus belles femmes du monde entier, et ce dans l’ordre qu’il vous sied. Kvothe serait devenu une légende.

Kvothe est une légende. Si on veut.

L’histoire commence vraiment à partir du moment où un étrange voyageur se retrouve dans une auberge, perdue dans la brousse. A la quête de la vérité. A la quête d’une histoire qu’il ne veut pas voir sombrer dans l’oubli. Un homme mûr, usé, mais d’une simplicité débordant de sollicitude tient l’auberge et l’accueille comme il se doit. Cet homme qui ne laisserait pas présager plus que sa fonction semble lui accorder. Et pourtant… Ainsi commence le récit. Le récit de la vie de Kvothe, alors jeune fils d’un ménestrel hors du commun, membre de la Edema Ruh, artistes de leurs vies préférant voyager en permanence sur les routes, même si leurs talents les amène jusque dans les plus hautes cours du monde. Jusqu’au drame qui forcera le garçon à devoir se débrouiller par lui-même dans une société impitoyable. And so on.

The Name of the Wind, dans sa version de poche britannique.

The Name of the Wind, dans sa version de poche britannique.

Ce livre fourmille de petits Riens. D’anecdotes. De petites histoires qui semblent sans importance, mais elles constituent l’énorme richesse de cette histoire. Je ne saurais dénombrer le nombre de sourires, de tournures de phrases exquises que m’a offert ce livre. Kvothe n’est pas un personnage parfait, loin s’en faut ; mais il dégage cette impression de génie qui fascine, sans que jamais je ne sois éjecté de l’ambiance par une situation trop improbable, ou par ces éternels coups de chance dont les héros sont de grands habitués. C’est de la fantasy, certes, il y a des éléments surnaturels, un peu, et justement c’est ce que j’ai apprécié : le « un peu ». La « magie » n’est pas au centre du bouquin. J’ai été scotché par l’arrivée d’une certaine explication vers les 3/4 du livre (je pense que ceux qui l’ont lu me comprendront). Complétement imprévue. Douce et violente. Vive. L’autre élément est que l’on prend l’envers des légendes, l’envers des récits fantasmés ; et être témoin du cheminement qui a eu lieu entre les faits et ce que les folks retiennent est d’une pure jouissance. Mais au final, je dirais que ce qui compte le plus, dans The Name of the Wind c’est Kvothe et ses emmerdes. Et rassurez-vous, il en a à foison !

Enfin, j’ajouterai que cela faisait des années que je nourrissais une envie de lire en anglais (a fortiori dans la langue originelle), et je me suis pris claque sur claque. Rothfuss a un style très épuré, très littéraire (et j’entends par là que c’est un anglais auquel je n’avais pas été confronté avant, construit avec une saveur d’ancien, de style qui se libère), et il ose même à de très rares reprises de jouer avec les mots. Autant vous dire que me suis ré-ga-lé du début à la fin. \o/

Vivement le suivant, que je me suis empressé de me procurer 😀 (une des premières fois que cela m’arrive avec tant de ferveur !) – en anglais toujours -, parce que oui Rothfuss a prévu une trilogie, dont Le Nom du Vent (pour les franchouillards), serait le premier tome.

Si comme moi auparavant vous êtes réticents/sceptiques vis à vis de la Fantasy, ce livre va à coup sûr vous retourner. Vous m’en direz des nouvelles… ?  🙂