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Chronique – les Oniriques de Lyon !

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Onirique (adj) : relatif aux rêves. Synonyme : imaginaire. Les Oniriques : nouveauté 2013 des rencontres littéraires mêlant fantasy, conte, fantastique et science-fiction !

Pendant trois jours se sont succédés entre la médiathèque et la maison des associations de Meyzieu, banlieue est de Lyon, auteurs, illustrateurs, débats, projections, interludes musicaux, expositions et compagnies médiévales-fantastiques en tous genres. L’occasion pour beaucoup d’entre eux de « relancer » la saison des salons, des dédicaces et des représentations, après un hiver traditionnellement toujours riche créations et en projets personnels.

Parmi les invités l’on a entre autres retrouvé le désormais célèbre John Lang, créateur de l’univers rôlistiquement-débile Naheulbeuk, les illustrateurs de renom Gilles Francescano et Philippe-Henri Turin, tous deux exposés à la médiathèque, la fougueuse auteure jeunesse Nathalie Le Gendre, ou encore à l’honneur le grand Ayerdhal et sa chère et tendre Sara Doke.

Cette liste ne dépassait pas la quarantaine, ce qui classe les Oniriques dans la catégorie des « petits salons », où lecteurs et auteurs détiennent vraiment les moyens de se rencontrer et qu’ainsi soit permis un véritable échange. J’aime ces salons à taille humaine, à des lieues du salon démesuré de Paris, ou même des Utopiales (la grand-messe française de la science-fiction) organisé dans le palais des congrès de Nantes. Les « gros salons » rameutent les têtes qui vont avec, certes, mais à quel prix ? Quel intérêt d’aller venir voir ces auteurs qui daignent à peine lever les yeux pour vous signer votre bouquin ? Quel intérêt d’aller se faire apposer comme un tampon sur un passeport, la marque d’une non-rencontre avec ces personnes qui ne font aucun cas de leur statut d’auteur ?

J’observe depuis quelques temps la naissance de plus en plus d’événements de plus petite envergure, que ce soit dans l’imaginaire ou le polar, et je m’en réjouis. Donner la parole à tous les éditeurs, dont ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un stand dans les grandes foires au livre est important. Par souci de diversité comme de justice et de justesse. De plus, j’ose croire que c’est le signe de la bonne santé du milieu, et que le livre a de beaux jours devant lui. Alors de plus en tablant sur Lyon, foyer de foule d’artistes entre les années 80 et 2000, les Oniriques marquent vraiment un très bon départ. Un grand merci à Frédéric Morwen Malvesin d’avoir eu le courage et la volonté d’aller jusqu’au bout de son projet – je ne lui souhaite que la plus longue vie possible. Rendez-vous l’année prochaine ?

Les Oniriques !

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