Nos étoiles sensibles

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Il y a plusieurs types de littératures jeunesse. M’étant souvent (et surtout) attardé par le passé sur le combo fantastique/heroic-fantasy, j’ai qu’à de très rares occasions approché ce type de roman. Celui-là même que je qualifierais de sensible. Parce que l’essentiel dans ce genre littéraire n’est pas l’histoire ni le contexte ni même le monde dans lequel cela ça se passe. L’essentiel est que les sentiments brassés par les personnages principaux viennent s’incruster au sein de notre fibre de lecteur, que les systèmes nerveux combinés des personnages et des lecteurs ne fassent plus qu’un. Et entrent en résonances profondes.

Trois titres, trois expériences, me viennent en tête. Tous lus ces six derniers mois :

Ecoute battre mon cœur (Nathalie le Gendre), Le monde de Charlie (Stephen Chbosky), et le dernier en date : Nos Etoiles Contraires (John Green).

Ecoute Battre mon Coeur   Le Monde de Charlie   Nos Etoiles Contraires

Ce dernier raconte l’ardeur de Hazel, jeune fille de 17 ans, atteinte depuis des années d’un grave cancer des poumons, très sûrement surdouée, et délicieusement spéciale. Entre sa mère qui passe son temps à trouver toutes sortes d’excuses pour fêter la vie, les cadeaux-cancer, son troisième meilleur ami qui est l’auteur de son livre préféré – ce dernier qu’elle passe son temps à relire, parlant sans pudeur de la mort, alors que comme elle le dit elle-même son auteur « n’était même pas mort » – et les visionnages défouloirs quasi-thérapeutiques sur Top Model USA.

Tout commence alors qu’a lieu la réunion hebdomadaire dans le cœur littéral de Jésus – où un groupe de jeunes malades partagent leurs espoirs comme désespoirs. C’est là qu’Augustus fait son apparition : jeune homme en rémission complète d’un cancer à la jambe dont Hazel ne reste pas insensible bien longtemps. Partage de rêves, partage complètement non censurés de la vision de la maladie selon tous les points de vue – et le tout sans aucun mélodrame, et avec un humour extraordinaire. Et non pas un humour d’ados désespérés, mais au contraire de deux âmes qui débordent de vie.

Une phrase qui revient à plusieurs reprises dans le livre est : « Sans souffrance comment connaître la joie ? ». Nos Etoiles Contraires nous parle effectivement de ce que l’on peut chacun, qui que l’on soit, accomplir – autant que de ce qui nous lie aux autres, que l’on le veuille ou non. Au travers des relations parents-enfants, relations amoureuses, relations à la société. Il nous parle directement par le cœur, le plus universellement beau des langages.

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