Critique Aucun Souvenir Assez Solide – Alain Damasio

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Illustration de couverture : Stéphanie Apparicio.

Aucun souvenir assez solide… Hormis celui de la trace d’un maestro du langage, d’une plume engagée à en entailler ces sociétés d’avenir, tantôt plongées dans une privatisation dominante du lexique disponible, tantôt noyées sous un flot lumineux permanent, dans ce spectre de contrôle ininterrompu de l’individu avilissant et pervers à souhait.

 

Damasio nous emmène au cœur des plus vives subversions, de ces garants de l’humanité et de la vibration, maîtres artistes, scribouilleurs entre autres chats. On y strie le monde, assumant tour à tour la quête de l’humain (en suivant un père cherchant sa fille jusqu’aux enfers ou celle d’un homme traquant un semblant d’humanité dans un Paris dévasté), comme celles de l’art au cœur (comme la force d’écrire à l’exponentiel palpable du monde le Livre, ou encore de combattre ses démons inspirateurs sur toile de furtivité.)

Ce recueil n’est pas un cocktail de la Horde du Contrevent relevée à la Zone du Dehors. Ces 10 nouvelles témoignent d’une course ininterrompue contre le médiocre thé tiède, au gré de défis d’écriture que l’auteur s’impose comme contraintes. Ce n’est pas pour autant qu’Alain Damasio verse dans l’universitairement fourché, rassurez-vous.

Le complexe permet, bien au contraire, la réflexe.

Courez !

C’est à La Volte, et dans toutes les plus respectables librairies !

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